"Je soutiens Martine Aubry, mais je ne le ferai que sur la base d'un programme. Je veux des garanties sur des marqueurs de politique de gauche, et la participation à un vaste plan économique, sur le logement notamment" a annoncé René Vandierendonck. Avec onze sièges, le maire de Roubaix garde en effet une place de choix au sein de la métropole lilloise. Max-André Pick et Slimane Tir siègeront également.
J'ai toujours dit très clairement que je soutiens Martine Aubry et que Pierre Mauroy était un très grand Président." a déclaré Slimane Tir.
Julie Rosselin
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dimanche 16 mars 2008
Roubaix - A Roubaix, on pense déjà LMCU
Roubaix - Une victoire attendue mais ternie par l'abstentionnisme
Sans surprise, René Vandierendonck a signé pour un troisième mandat ce soir. Avec 55,43% des voix, il devance Max-André Pick et Slimane Tir. Mais, avec une abstention massive de presque 60%, Roubaix est encore le mauvais élève de la métropole. Et la victoire est sans éclat.
10 446 voix: c'est le score obtenu par René Vandierendonck ce soir à Roubaix. Un inscrit sur cinq. Un habitant sur dix. Un score très faible, compte tenu de la petite participation des Roubaisiens. "La désaffiliation civique est le reflet de la désaffiliation sociale", interprète René Vandierendonck, qui pense que les habitants des quartiers difficiles de la ville n' espèrent plus rien des urnes. "C'est la première fois qu'un conseil sortant fait appel à autant de nouveaux élus et tout Roubaix est appelé à participer." Tête de liste d'une coalition de centre-gauche, René Vandierendonck a souhaité faire taire les sifflets de l'hôtel de ville, et les cris au nom du candidat des Verts qui résonnaient dans le bâtiment: " Nous avons refusé les marchandages entre les deux tours et nous avons proposé une liste clairement à gauche. Nous resterons solidaires pendant toute la durée du mandat (...)Je suis très content que Slimane Tir soit dans l'opposition. Il a refusé l'alliance. L'écologie aura toute la place dans notre programme car M. Tir n'a pas le monopole du développement durable et de la discrimination."
En effet, la surprise est venue des Verts. Malgré le refus d'alliance entre les deux tours, le candidat Ouvertement à gauche tire son épingle du jeu. Cinq points de plus qu'au premier tour soit presque 900 voix. Le report des voix de la LCR et le porte à porte vigoureux de la dernière ligne droite ont fonctionné. Avec 18,56% des voix, Slimane Tir passe de la majorité à l'opposition. Un rôle qui lui convient: "Je suis serein: quand les décisions seront prises à l'encontre des Roubaisiens, nous le dirons. J'ai fait une alliance en 2001 pour faire en sorte que la ville reste à gauche. Mais le contrat n'a pas été respecté par René Vandierendonck qui a fait alliance avec Arnaud Vespieren (ancien candidat UDF à la mairie)(...) Cette ville doit maintenant se mettre au service de tous les Roubaisiens. Cela fait 25 ans que René Vandierendonck est au pouvoir et 83% des Roubaisiens n'ont pas voté pour lui. C'est une ardente obligation de répondre à la souffrance des Roubaisiens, à leur besoin de changement et d'améliorer leur vie de tous les jours."
Pour Max-André Pick, le candidat UMP, pas de suspense: "Sans votants supplémentaires, c'était impossible. Il fallait 50% de votants en plus pour talonner la mairie. Pour les trois listes, ce n'est pas brillant, l'abstention est massive.(...)Slimane Tir a fait une très bonne campagne, je le félicite. Je ne pensais pas qu'il pourrait avoir un meilleur score qu'au premier tour." Fataliste, Max-André Pick récupère tout de même sept sièges au Conseil municipal et garde sa place à la communauté urbaine de Lille. Après un report des voix frontistes sur son score, la tête de la liste Rassemblement citoyen, qui a réalisé 26,52% des voix, a été félicité pour ne pas avoir appelé au vote des électeurs d'extrême droite: "Il mérite ses galons de démocrate" a déclaré Slimane Tir.
Julie Rosselin
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Roubaix - Max-André Pick: "Faut pas rêver"
Déception en demi-teinte au quartier général du candidat UMP: Max-André Pick a progressé de 7 points par rapport au premier tour. Une avancée qui ne lui permettra pourtant pas de peser davantage au conseil municipal.
"On va enfin savoir si on sort les mouchoirs ou pas." 19h, une heure avant l'annonce des résultats définitifs, Max-André Pick apparaît très détendu. "La semaine dernière, au bout de trois bureaux, on savait que c'était que la veste!" Verre de bière à la main, il commente les résultats qui arrivent progressivement, bureau par bureau, sur un écran géant installé au sous-sol du QG. "Il ne montre jamais quand il est inquiet, il est toujours comme ça!", plaisante son fils, venu le soutenir.
Quoiqu'il arrive, Max-André Pick semble bien décidé à ne pas sortir les mouchoirs: "Les élections, ce n'est pas toute ma vie, j'ai une activité professionnelle à côté, une famille. Je savais le pari difficile, faut pas rêver, je suis un élu de droite dans une ville de gauche!"19h15, les résultats se confirment, donnant René Vandierendonck largement en tête. Pour Max-André Pick, l'enjeu ce n'est plus la victoire à la mairie. Il rêve que sa liste obtienne un deuxième poste de conseiller à la communauté urbaine de Lille. "Si j'ai fait le second tour à fond, c'était pour mon équipe et pour tenter d'avoir un autre conseiller communautaire à la LMCU. J'étais conseiller de l'opposition à Roubaix, je le resterai de toute façon."
19h45, il reste seulement 10 bureaux de vote à dépouiller, le candidat UMP se rend à pied à la mairie.
A l'annonce des résultats définitifs, son pari est raté: avec 26,52% des voix, la liste UMP n'obtient que sept places au conseil municipal. Il lui en fallait plus de huit pour obtenir un second poste à la communauté urbaine. Une demi-défaite pour Max-André Pick, qui augmente de 7 points par rapport au premier tour, où il avait 19,01%. "C'est très bien. On a rassemblé beaucoup plus de voix: ce chiffre veut dire qu'il y a beaucoup d'électeurs qui sont venus nous soutenir entre les deux tours." Autre source de satisfaction, le vote des bureaux réputés à gauche: "Je pense qu'on a réussi à mordre dans un électorat nouveau: on double presque nos scores dans certains bureaux populaires."
Léa Outier
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Roubaix - "La catastrophe démocratique de l'abstention est la faute de Vandierendonck"
Slimane Tir n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour aller de son QG de campagne à l'hôtel de ville. Il n'en est pas aussi proche en terme de voix, au soir du deuxième tour. C'est pourtant avec un sourire de victoire qu'il a livré ses premières réactions.
"C'est un très beau progrès, mais ce n'est pas suffisant, à cause de l'abstention. Nous sommes en progrès aussi en valeur absolue. Nous avons fait une magnifique campagne. Nous sommes allés chercher les voix sur l'abstention." Tous les voyants sont donc au vert pour la tête de liste écologiste. Tous, sauf l'abstention.
L'occasion de lâcher une pique contre le vainqueur, René Vandierendonck. "La catastrophe démocratique de l'abstention à Roubaix est la faute de Vandierendonck. Vu le taux de ce tour, on ne pouvait pas espérer renverser les résultats du premier tour."
Un premier tour qui avait vu la liste Ouvertement à gauche finir avec 13,67% des suffrages exprimés. Un premier succès "confirmé aujourd'hui, ce qui est déjà un très bon résultat. C'est de très belles fondations pour l'avenir. On a toujours été clair dans l'opposition. Les Roubaisiens nous disent d'accord, continuez, vous avez raison."
Interrogé sur les perspectives que le résultat laisse présager, Slimane Tir botte en touche. "Tout de suite, je vais à la mairie, la maison des Roubaisiens." Une maison qui est aussi un peu la sienne, ce soir.
Joseph Bancaud
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Roubaix - Une troisième place qui sonne comme une victoire
Les journalistes présents au local de campagne de Slimane Tir ont flairé le coup. En ce soir de deuxième tour des municipales, c'est chez le candidat vert que l'attente est importante, après un résultat inespéré au premier tour.
A 19h04, Slimane Tir est scotché à son téléphone portable. Occupé par les résultats qui arrivent, mais aussi par les sympathisants qui viennent aux nouvelles. "Ca progresse bien sur les bureaux qui tombent. On augmente de 20 à 30% par rapport au premier tour. Mais l'abstention est trop forte pour renverser la situation."
Plusieurs personnes gravitent autour de la tête de liste, au fur et à mesure des résultats. Un jeune homme arrive un papier à la main : "bureau 185, 11,02%." Réaction enthousiaste de Slimane Tir, après avoir consulté la carte de Roubaix, étalée devant lui : "On était à 7% au premier tour."
Et le même constat se répète, alors que les résultats s'égrènent. L'excitation se fait
de plus en plus palpable. Une jeune femme s'exclame: "On a fait bouger les gens, les jeunes et tout."Guy Hannebique, supporter du conseiller municipal, analyse à chaud, le sourire aux lèvres. "Dans un contexte difficile pour la remobilisation, les gens ont reçu le message que notre liste représentait un complément pour la gauche. Nous avons plus de voix dans les quartiers populaires, Roubaix Nord, l'Hommelet, Epeule..."
"Il est où le champagne?"
A 19h10, un militant plaisante : "Il est où le champagne?" Pas de bouteille du noble vin en vue, mais le parfum de la victoire pour la liste de Slimane Tir. Victoire à l'échelle de leur liste, puisque il n'est ce soir pas question de passer en deuxième position, devant la liste UMP. Ce que les Verts de Roubaix célèbrent ce soir, c'est un score supérieur à celui du premier tour. 
A 19h15, l'envoyé spécial de l'équipe à la mairie confirme "35 bureaux dépouillés sur 45, 17,43% pour Slimane." Ce dernier ne trouve plus ses mots : "Superbe, superbe. Extraordinaire." Une jeune enchaîne : "Franchement, ça fait plaisir."
A 19h18, les premiers applaudissements retentissent. Le groupe vient d'apprendre le score du bureau dans le quartier de l'Alma : "34,93%." Et Slimane Tir d'analyser : "Super, ils ont réagi, c'est passé de 24 à 35%."
A 19h25, alors que les résultats de deux bureaux se font encore attendre, la décision est prise d'aller à la mairie. Le local s'est bien remplie, les nouveaux viennent aux nouvelles. "Alors? Alors ?" Et restent incrédules à l'annonce de la sentence. "Quoi, vous rigolez ou quoi?" Les félicitations tombent. Les remerciements suivent.
Nouvelle information de la mairie : "44 bureaux sur 45, Slimane recueille 3306 voix, soit 17,96 %." Et va pour une nouvelle salve d'applaudissements. "Allez, il faut dépasser les 18%" lance quelqu'un. Mission accomplie, puisque la liste de Slimane Tir recueille au final 18,56 % des voix.
Joseph Bancaud
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Roubaix - l'abstention persiste

40,8 % de participation
48 549 inscrits
19 505 votants
18 847 exprimés
658 nuls
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Vandie ancre à gauche
René Vandierendonck a été réélu dimanche soir maire de Roubaix. Avec plus de 55% des voix, il devançe son rival UMP Max-André Pick et le leader des verts Slimane Tir. Retour sur le parcours politique de celui qui a valsé avec les étiquettes politiques.
“ Quand j’étais petite, je me souviens avoir croisé André Diligent, (maire de Roubaix de 1983 à 1994 ndrl), et de lui avoir dit qu’il était méchant parce qu’il était de droite. Il m’avait alors répondu : « Quand on est petit, on est de gauche et gentil, quand on grandit, on est de droite et méchant. » René Vandierendonck, c’est l’inverse."
Manaele Derrar est l’assistante de campagne du maire sortant de Roubaix depuis deux mois. Mais son admiration pour le maire remonte à plusieurs années. “ J’étais alors membre du conseil municipal pour enfants. Quand il entrait, tout le monde était impressionné, il était abordable et à l’écoute.” Des qualités qu’elle lui reconnaît toujours aujourd’hui : “ Il nous appelle par nos prénoms, il est volontaire, empathique, généreux… ”
La jeune étudiante de 22 ans admet cependant avoir été sceptique au départ : “ Je lui ai demandé comment il pouvait être un jour de droite, un jour de gauche. Il m’a répondu qu’il avait toujours été un mec de gauche contrarié.” Mec de gauche contrarié ? Avec son parcours, René Vandierendonck se classerait presque naturellement dans la lignée du Modem de François Bayrou.“ Absolument pas ”, s’empresse de rectifier André Renard.“ Vandierendonck est socialiste, il ne rejette pas les partis, il compose avec.” Le directeur de campagne du maire de Roubaix sait de quoi il parle : il a connu le Vandierendonck UDF-RPR, puis le Vandierendonck divers gauche et enfin le Vandierendonck socialiste.
“ Salaud de droite ”
En 1989, André Renard est dans l’opposition. “ Vandie” est lui premier adjoint au maire de centre-droit André Diligent. “ Un salaud de droite”, s’amuse aujourd’hui son directeur de campagne. Malgré un respect mutuel – “ Nous étions tous deux grands humanistes ”–, des points d’achoppement existent entre les deux hommes. André Renard se souvient notamment de la vente des locaux de Nord Eclair, rue du Caire. La ville propose “ une garantie de 10 millions de francs ” à l’entreprise en difficulté. Impensable pour le socialiste, opposé à l’idée d’aider “ un journal pour avoir son soutien ”. Ce désaccord n’empêche pas les deux hommes de se rapprocher. En 1995, au détour d’un couloir de l‘hôtel de ville, Vandierendonck offre à un André Renard exclu du PS un tiers de sa liste RPR UDF “ mon parti c’est Roubaix ”.
Une ouverture à gauche qui ne surprend pas l’homme de gauche. Un an auparavant, René Vandierencdonck s’était dit prêt à devenir second sur la liste de Martine Aubry si cette dernière se présentait aux municipales de Roubaix. Accord municipal, désaccord national : la liste Vandierendonck-Renard sort victorieuse des urnes en 1995. Mais si le maire soutient Edouard Balladur, son colistier supporte Lionel Jospin aux présidentielles.
Vandierendonck libéré
En 1997, la droite fait une “ erreur ”. L’UDF “ libère ” Vandierendonck, sanctionné pour avoir soutenu le candidat Vert aux élections législatives contre le député RPR sortant. Sa rencontre dans les mois qui suivent avec Pierre Mauroy est décisive : c’est le début de trois ans d’apprivoisement pour Vandierendonck : “ Je suis fier d’être un maire socialiste à Roubaix. Depuis 2001 (…) Mauroy m’[a] soutenu et aidé ”, confiait-il à La Voix du Nord en décembre dernier. Le maire sortant a ainsi mis en place 530 contrats aidés accompagnés de formation pour les jeunes des quartiers et la maison de l’initiative et de l’emploi dans un programme ancré à gauche.
En 2001, ce dernier est élu maire de Roubaix sous l’étiquette divers gauche. Entre les deux tours, il fusionne avec le parti des Verts (qui avait rassemblé 10,4% des suffrages) pour s’assurer la victoire. Une alliance que René Vandierendonck regrettera les six prochaines années de son mandat. André Renard se souvient du mardi suivant le premier tour : “L’ambiance était difficile le jour de la fusion de listes. Rahim Tounès (proche de Slimane Tir, parti des Verts) est entrée dans le local en criant : c’est ici qu’on pactise avec le diable ? Le ton était donné.” Le problème “plus relationnel que politique” n’a pas empêché René Vandierendonck de maintenir le cap sur son programme. Un épisode “traumatisant” pour le rassembleur Vandierendonck. Entre les deux tours des municipales 2008, celui qui porte aujourd’hui les couleurs du PS s’est dit prêt “à perdre les municipales plutôt que de gagner avec les Verts”. Un coup de poker gagnant au vu des résultats de ce soir.
Marine Pennetier et Elodie Forêt
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Roubaix - Vandie et 1 et 2 et 3 mandats!
La liste "Roubaix ensemble" conduite par René Vandierendonck est victorieuse, elle recueille 55,43% des voix soit 10 446 voix.
Max-André Pick obtient 26,52% des voix soit 4998 voix.
Slimane Tir obtient 18,56% des voix soit 3 403 voix.
Au conseil municipal, "Roubaix ensemble" totalise 42 sièges, "Rassemblement citoyen" 7 sièges, et "Ouvertement à gauche" 4 sièges.
Une abstention très forte: 40,8% seulement de participants
Julie Rosselin
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Roubaix - Ambiance au QG de Slimane Tir
19h23: Sur 35 bureaux, la liste de Slimane Tir obtient 17,45% des voix.
19h13: Bonne ambiance au QG, les résultats des verts seraient passés de 20à 30% dans certains bureaux. Les militants sont plutôt satisfaits mais ont peu d'espoir... l'abstention a été trop forte.
Joseph Bancaud
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Roubaix - dernières estimations

19h00: Les résultats de 25 bureaux sur 45 sont tombés:
La liste "Roubaix ensemble" de René Vandierendonck: 57,53%
La liste "Rassemblement citoyen" de Max-André Pick: 28,32%
La liste "Ouvertement à gauche" de Slimane Tir: 16,05%
Julie Rosselin
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Roubaix - Ambiance dans les bureaux de vote
À 16 h, le taux de participation du deuxième tour des municipales était de 32, 72% à Roubaix. Un taux encore bien faible malgré une légère augmentation de 0,5 % par rapport au premier tour.
À première vue, on pourrait croire que les premiers bulletins sont déjà dépouillés au service des élections de la mairie de Roubaix. En réalité ce sont des enveloppes " en rab " qui serviront à de prochaines élections et que les employés municipaux rangent par paquets de cent.
Ces employés sont sur le pont depuis 7h30. Elle se charge de récolter les chiffres de la participation, mais aussi de régler : " les petits problèmes rencontrés par les présidents des bureaux de vote : téléphones qui manquent, problèmes de chauffage, personnes radiées des listes ", explique Isabelle Marienne, directrice générale du service des élections de la mairie.
À l’Hommelet, au bureau de vote 398, l’un des plus abstentionnistes au premier tour, l’ambiance est tranquille. À 17h, la participation était de 42, 95%. Un chiffre supérieur aux 39, 06 % de participation au premier tour. " C’est un bureau qui vote peu, explique Francis Mahieux, président du bureau depuis plusieurs années. Par contre il y a beaucoup de nouvelles têtes aujourd’hui. Certains électeurs ne sont pas revenus au deuxième tour et d’autres viennent voter pour la deuxième fois. " À quelques mètres plus loin, au bureau 389, les roubaisiens n’ont pas non plus voté en nombre. Une porte sépare les deux bureaux, mais ici la participation chute à 25% à 16h.
Léa Outier et Joseph Bancaud
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vendredi 14 mars 2008
Roubaix - Les candidats ne veulent pas du Grand stade
L’information fait la Une de Nord Eclair ce vendredi 14 mars. Les trois candidats en lice au second tour à Roubaix partagent au moins un point commun : ils sont contre le Grand stade.
Ils s’affronteront dimanche prochain à Roubaix. Mais René Vandierendonck (maire sortant PS), Slimane Tir (Vert) et Max-André Pick (UMP) tombent d’accord sur un point : pour eux, le Grand stade, c’est non. "Scandaleux", "inacceptable" les qualificatifs à l’encontre du projet sont explicites. Les trois candidats dénoncent surtout le coût du Grand stade : près de 700 millions d’euros. « Si on met cette somme dans ce projet, ça se fera au détriment des priorités telles que l’emploi ou le logement » a indiqué René Vandierendonck à Nord Eclair. Une opposition unanime qui cache un autre enjeu : la place accordée à Roubaix dans les futurs aménagements de la métropole. Les prochaines discussions au sein de la communauté urbaine promettent d’être vives.
Olivier Cougard
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mercredi 12 mars 2008
Roubaix - L’Hommelet : "Le quartier ne sera jamais guéri définitivement"
Rien n’a été fait pour les quartiers défavorisés! Max-André Pick veut remettre l’Hommelet, le Cul de Four ou encore l’Epeule au centre de son action. Le candidat UMP a dénoncé la politique menée par le maire sortant socialiste dans les quartiers de Roubaix les plus abstentionnistes. Qu’en pensent les acteurs sur le terrain? Rencontre.
"Il y a 20 ans, à l’Hommelet, c’était comme au Cul de four. Une maison sur trois était fermée. On y mettait tous les marginaux qu’on ne voulait pas voir au centre. Un véritable ghetto ." Bernard Girardeau, responsable enfance et jeunesse du centre social de l’Hommelet, reconnaît aujourd’hui l’évolution positive de son quartier. Destruction de la majorité des courées, réhabilitation des logements, création de centres de loisirs… et revalorisation de l’image du centre social. " On a créé des partenariats avec des structures situées dans d’autres quartiers. Ce qui permet un mélange des publics. À titre d’exemple, 80 enfants de l’Hommelet sont adhérents de la fédération française de lutte."
Encore impensable il y a 10 ans. Créé en 1986, le centre social est contractualisé avec la Caf et la mairie. Dans un quartier qui compte 640 bénéficiaires du RMI, le centre accompagne les jeunes dans leur recherche d’emplois et aide les adultes dans leurs démarches administratives. Un travail associatif menacé par un désengagement financier progressif de la CAF selon Bernard Girardeau et compliqué par les réalités du quotidien. " Tout n’est pas rose, on ne résoudra pas tout. Dès qu’un problème est résolu, un autre débarque, à l’image d’un cancer. Le quartier ne sera jamais guéri définitivement. "
Absence de concertation
Un constat plutôt sombre qui n’empêche pas les militants du comité de quartier, Bruno Lestienne et Sylvie Thilloy de se démener pour recréer du lien social malgré " une tendance à l’individualisme. Le gros problème, c’est l’absence de concertation entre la mairie et les habitants du quartier. La réhabilitation du boulevard de Strasbourg s’est faite sans notre avis." Un manque de communication responsable selon lui de " l’évolution négative de la démocratie participative." L’origine d’une telle dégradation? La mairie de quartier a été remplacée par un conseil de quartier regroupant tout le nord de Roubaix, mettant à mal la politique de proximité. Pour les deux militants à l’origine de la campagne « Je pense donc je vote », rien de surprenant à ce qu’à L’Hommelet, l’abstention atteigne des sommets à chaque élection. Dimanche dernier, sur les 1488 inscrits au bureau de vote de l’école Montaigne, seuls 481 ont fait le déplacement jusqu’aux urnes.
Marine Pennetier et Elodie Forêt
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mardi 11 mars 2008
Roubaix - Ossoud, pour quelques subventions de plus...
Cent vingt associations cohabitent à Roubaix. Parmi elles, Ossoud, une association sportive et culturelle. Depuis deux ans, elle ne touche plus de subventions et son président Saïd Fouad a l'impression que la ville ne veut pas l'aider. Une idée exclue par l'adjoint au sport Henri Planckaert.
C'est une journée maussade à l'Epeule. Le ciel est gris et menaçant. Sur la pelouse du parc du Brondeloire, l'humeur est la même. Alors que les jeunes de l'association commencent leur échauffement, l'entraîneur ne mâche pas ses mots. "Dix ans que ça dure ! Dix ans d'existence et on a rien !" explique Omar Boudali. Quand on lui demande pourquoi Ossoud ne touche plus de subventions, il répond : "Ce qu'ils nous disent, c'est que sans local, on n'y a pas droit."
Du côté du président, le discours est le même. Début mars, Saïd Fouad a enfin pu rencontrer Henri Planckaert, l'adjoint au maire chargé des sports. Pour la première fois après 37 demandes, selon lui. "J'ai préparé tous mes papiers, avec les différents problèmes que j'ai, dit-il. Tous les ans, on remplit le dossier que la mairie nous donne pour avoir les subventions. Avant on touchait 3 000 à 4 000 euros. Mais depuis deux saisons, plus rien." Saïd Fouad va même jusqu'à évoquer des "barrages" au sein de la mairie.
"On va les aider "
Pour Henri Planckaert, il n'y a pas de "problème Ossoud". L'adjoint au maire dit qu'il a demandé à l'association lors de leur dernière rencontre de "revenir avec un projet". "On va les aider. Il leur suffit de monter un dossier", dit-il. Qu'en est-il alors du dossier rempli tous les ans par Ossoud et renvoyé à la mairie ? M. Planckaert répond : "En plus de l'enveloppe donnée par l'Office municipal des sports (OMS), une autre enveloppe dépend de la Direction générale des finances (DGFI). Il faut aussi qu'ils constituent un dossier pour la DGFI. Sans ça, ils ne peuvent pas avoir de subventions." Ne s'agirait-il alors que d'un problème de compréhension entre les deux parties ?
Henri Planckaert nie tout traitement de faveur envers certaines associations. Et explique que la mairie ne peut se permettre de donner des subventions sans dossier solide pour appuyer les demandes. "Au moment des municipales, j'ai beaucoup de sollicitations", dit-il en souriant. Il ajoute : "On reverra Ossoud et d'autres associations après les municipales. C'est déjà prévu, quel que soit le résultat de dimanche." La position de la mairie est donc claire. La balle est dans le camp d'Ossoud.
Alexis Hache
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lundi 10 mars 2008
Roubaix - Aucune alliance possible
En 2001, René Vandierendonck avait déroulé le tapis rouge à Slimane Tir, le candidat Verts, pour récupérer ses voix. Aujourd’hui, le schéma est complètement différent. Avec plus de 48% des suffrages, le maire sortant sait qu’il n’a pas besoin des Verts pour être élu dimanche.
“Les Verts se sont exclus eux-mêmes et leur programme est incompatible avec le nôtre”: René Vandierendonck, le maire sortant de Roubaix, qui a récolté 48, 06% des votes hier soir, ferme la porte à toute négociation en vue du second tour. Pas d’alliance, pas de recherche d’accord, pas même de discussion. “Je ne marchande pas les programmes, ce ne sont pas des accords de coins de table”.
Le maire sortant ajoute que le programme de la liste de coalition de centre-gauche a été conçu il y a plusieurs mois, et que les Verts ont toujours refusé d’y participer. De plus, René Vandierendonck a, semble-t-il, trop souffert d’un mandat où la coopération avec les Verts s’est vite transformée en opposition.
“Nous avons été l’opposition pendant sept ans”, confirmait hier soir Ali Rahni, membre du bureau local des Verts. Il soulignait alors qu’aucune décision ne serait prise avant une assemblée générale de son parti. Elle devait avoir lieu ce matin. Mais René Vandierendonck leur a coupé l’herbe sous le pied en refusant toute négociation.
Julie Rosselin
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Roubaix - Que feront les abstentionnistes au second tour ?
Après les premiers dépouillements, la victoire de René Vandierendonck dès le premier tour à Roubaix semblait acquise. Mais avec 48,06% des voix, le maire sortant est reparti pour un tour. Il faudra donc compter sur une triangulaire dimanche prochain. Soit sept jours pour convaincre les 60,48% d'abstentionnistes.
Le chemin des urnes a été boudé aujourd'hui à Roubaix. Avec seulement 39,52% de participation, la ville est le mauvais élève des urnes dans la métropole lilloise. En 2001, le taux de participation de 45,13% était déjà très faible. Mais il n'y a pas eu plus de motivation chez les Roubaisiens cette année.
Pas de victoire directe donc, mais une pole position pour René Vandierendonck et sa liste de coalition gauche-MoDem, Roubaix ensemble.
"Il n'y aura pas d'alliance, il n'y aura même pas de discussion. Ma liste sera en préfecture dès 8 heures demain matin" explique le maire sortant, coupant court aux perspectives d'union avec la liste verte Ouvertement à gauche, menée par Slimane Tir. René Vandierendonck, qui aurait été séverement contraint de négocier pour s'associer avec Slimane Tir ne fera donc aucune concession. Il lui aura manqué seulement 686 voix. Le maire sortant semble assuré de sa victoire.
Slimane Tir, avec 13,67% des voix, souhaite tout de même jouer le trouble fête. Il se félicite de son score, jamais égalé par une liste écologiste dans la ville. Par rapport à 2001 (10,49% des voix) il obtient 3 points supplémentaires. Une réussite due à "la mobilisation de certains quartiers" explique le candidat Vert.
Max-André Pick, UMP, et sa liste Rassemblement citoyen n'obtiennent que 19,01% des voix, et n'arrivent en tête que dans trois bureaux de vote de la ville. Le conseiller municipal, qui a pris la relève d'Arnaud Verspieren, candidat en 2001, se dit déçu mais compte relancer sa campagne en motivant les abstentionnistes. Pas d'alliance prévue de son côté.
Ces trois candidats se félicitent néanmoins du recul du FN et du MNR. Avec 8,94% des voix, Guy Cannie, candidat front national réalise quasiment quatre points de moins qu'en 2001. Une moyenne partagée avec Luc Van Engelandt, candidat MNR qui avec sa liste Pour que Roubaix vive réalise 2,82% (contre 6,15% en 2001). Une large perte de vitesse pour un courant qui avait réalisé plus de 25% en 1995, et qui ne se retrouvera pas cette fois-ci au second tour.
Pas de candidat LCR non plus au second tour. Yann Merlevede a réalisé un score honorable de 5,37% mais ne s'est pas prononcé sur une alliance possible. Slimane Tir, candidat Vert a appelé le candidat de la ligue communiste révolutionnaire à voter pour lui. A suivre.
Julie Rosselin
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dimanche 9 mars 2008
Roubaix - "René, René!", "Slimane, Slimane!"
Soirée électorale à Roubaix. Le hall de l’hôtel de ville est surchauffé par plusieurs centaines de Roubaisiens venus découvrir les résultats du scrutin.
Malgré une issue certaine – l’arrivée en tête de peloton du maire socialiste sortant René Vandierendonck – les Roubaisiens se pressent dès 18h devant l’écran géant installé dans le hall de l’hôtel de ville.
Aux premières estimations, le ton est donné. Le taux d’abstention oscille entre 60 et 70% et la liste de René Vandierendonck, "Roubaix ensemble", récolte plus de 45 % des suffrages.
Pourtant, tant que les résultats officiels ne sont pas annoncés, l’ambiance est morose. Etienne déplore le manque d’engouement autour de cette campagne. " C’est parce que les gens ont le sentiment d’être dans une ville déjà conquise qu’ils ne sont pas allés voter. " Pour Zohra, 39 ans, les gens sont lassés "il n’y a qu’une apparence de changement mais dans le fond, rien. Je me demande toujours si Roubaix est un bon endroit pour élever des enfants." Et pourtant, ses enfants, elle les a amenés ce soir "pour leur montrer". Malgré ses dires, en votant Vandierendonck, elle a opté pour la continuité "parce que c’est lui qui a déjà les clés de la maison, il a l’expérience." "On a voté pour le candidat le moins mauvais", déclare Marie-Jeanne. Pour elle, René Vandierendonck a gagné "grâce à sa bonne alliance avec le MoDem." Plus enthousiaste, Mohamed, "c’est un maire populaire, avant Roubaix était une ville sinistre, maintenant, on en est fier."
Au coude à coude, en traversant le hall surchauffé, nous partons à la recherche des électeurs de droite. Mission délicate. Les réactions suscitées par l’annonce des résultats nous prouvent que s’il y en a, ils sont peu nombreux.
A l’annonce du score du maire sortant, la salle se remplit d’applaudissements et de hourra. Quand vient le tour de Slimane Tir, numéro un de la liste des Verts "ouvertement à gauche", c’est l’explosion. Aux "René, René!" scandés par la majorité, une vingtaine de beurettes répondent en hurlant:"Slimane, Slimane!" "C’est nous la vraie gauche", proclame un sympathisant.
Les résultats des listes UMP, FN et MNR ne déclencheront que quelques sifflements hostiles.
Roubaix reste bien à gauche.
Elodie Forêt et Amélie Tulet
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Roubaix - Slimane Tir : "Le vainqueur, c'est l'abstention"
Les candidats déplorent le faible taux de participation. Une "victoire à la Pyrrhus pour Vandierendonck" selon Slimane Tir, leader des Verts.
"Malheureusement le grand vainqueur de ce soir, c'est encore une fois l'abstention", déplore Slimane Tir, tête de liste des Verts. Même constat pour le socialiste René Vandierendonck: l'abstention "était mon principal adversaire, c'est le reflet d'un mal vivre de mes concitoyens". 39% seulement des inscrits sont allés voter.
Slimane Tir précise tout de même que la soirée comporte de "bonnes nouvelles : la ville reste à gauche". Il se satisfait des 14% de voix recueillis par sa liste, "c'est un magnifique résultat".
Il y aura un second tour à Roubaix
René Vandierendonck, qu'on annonçait élu dès le premier tour, remporte 48% des voix: "C'est une bonne chose, c'est le bon rythme pour la campagne, ça permet un certaine décantation démocratique". "Ce résultat nous fait échapper à tout marchandage. Il n'y aura même pas de discussion avec les Verts. Je déposerai ma liste telle quelle demain à huit heures en préfecture, déclare la tête de liste socialiste, les autres gauches "se détermineront en leur âme et conscience".
Chez Max-André Pick, tête de liste UMP, "on est déçus parce qu'on voulait faire autour de 30%. Mais la forte abstention peut encore faire changer la donne. Nous sommes la seule ligne d'alternance possible, nous ne ferons aucune alliance".
FN et MNR en baisse
"L'autre bonne nouvelle de la soirée, pour Slimane Tir, c'est la défaite des frères siamois de l'extrême-droite". Yann Merlevede, tête de liste LCR, se déclare, lui aussi, "satisfait, car le FN s'est pris une claque".
Résultats
19 186 votants
18 533 suffrages exprimés
653 bulletins nuls
39,52% de participation
Roubaix ensemble (PS, PC, MoDem, PRG): 8907 voix, soit 48,06%
Rassemblement citoyen (UMP): 3523 voix, soit 19,01%
Ouvertement à gauche (Verts): 2533 voix, soit 13,67%
Roubaix sécurité (FN): 1656 voix, soit 8,94%
Roubaix vraiment à gauche (LCR): 995 voix, soit 5,37%
Pour que Roubaix vive (MNR): 522voix, soit 2,82%
Alternative citoyenne (indépendant): 397voix, soit 2,14%
Amélie Tulet et Elodie Forêt
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Roubaix - Ambiance des bureaux de vote
Il n'y avait pas foule cet après-midi dans les bureaux de vote.
15h : Bureau de vote de l’hôtel de ville
Ambiance très calme cet après-midi au bureau de vote de l'hôtel de ville de Roubaix. Électeurs au compte-goutte et assesseurs peu confiants : “La participation est très faible, ça sera peut-être mieux la semaine prochaine”, se désole Farhi Khalidja. Max-André Pick et son directeur de campagne, Yves-Pascal Sergent, en tournée dans les bureaux de vote plaisantent à ce sujet: “Ça existe ça, un deuxième tour?”
16h30 : Bureau de vote le plus abstentionniste
À 16 heures, seuls 24% des inscrits s'étaient rendus dans un bureau de vote du quartier de l'Hommelet, installé dans l'école Montaigne. “En 2001, c'était déjà le bureau de vote le plus abstentionniste de Roubaix avec 70% d’abstention”, rappelle Christian Carlier, président du bureau. Mais si la fréquentation est faible, l'ambiance est bonne “dans ce quartier les gens sont sympas, j'étais venu tenir le bureau de vote pendant les présidentielles et ça m'a plu”, explique Caroline Chami, employée municipale.
Sa collègue Malika Louail, assistante pédagogique, remarque que les gens étaient plus mobilisés l'an dernier, “ils étaient sans doute plus informés. Pour les municipales, ça va encore, mais pour les cantonales, les gens ne savent même pas ce que c'est, on doit leur rappeler qu'il faut voter deux fois”.
Amélie Tulet et Elodie Forêt (Photo Isabelle Hanne)
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